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 Publié le 19/11/2020 à 05:10 , mis à jour à 09:10

Un crépi fade et gris, seulement égayé sur le bas de quelques carreaux de faïence colorés, le n° 37 rue de Colomb ne payait pas de mine. On n’y prêtait guère attention. Racheté par la SCI Le Fournil qui souhaite y créer sept logements sous la conduite de la maître d’œuvre Magali Andrieu, le bâtiment est désormais entre les mains de l’entreprise de maçonnerie de Fabien Paramelle et de ses compagnons.

En sécurité sur le grand échafaudage qui l’entoure, et bien à l’abri derrière un rideau de protection, ils ont depuis le 12 octobre, entrepris de le débarrasser de ses scories et de lui redonner son lustre d’antan. Car en ôtant le vieux crépis, sont apparues d’incroyables découvertes, dont deux belles ogives au niveau de la rue, datant certainement du XIIIe siècle.

Deux belles ogives mises au jour rue de Colomb

« Pour un maçon, ce chantier devrait être un exemple de ce que nous devons faire en matière de rénovation du patrimoine. Nous avons été obligés de changer les plans de l’aménagement en fonction de ces découvertes. Cela nous oblige à réétudier la façade. Elle est superbe avec son rez-de-chaussée et son premier niveau en grès, et ses deux étages en colombages que nous allons conserver en l’état après les avoir renforcés. C’est un super travail qui nous permettra d’effacer les traces des restaurations antérieures, et des années 50/60, l’époque béton ». Avec ses onze compagnons, le chef d’entreprise de 30 ans, installé depuis 2013, espère travailler pour les Monuments historiques. Déjà deux chantiers l’attendent à Rodez, près de la cathédrale. « À Figeac il y a eu les entreprises Tué, Réal, Lefèvre, pourquoi pas nous, dit-il ? En attendant, nous prenons beaucoup de plaisir à découvrir et remettre en valeur ces bâtiments. Mais nous ne sommes que des restaurateurs… Les vrais bâtisseurs sont les compagnons du Moyen Âge qui avec moins de moyens que nous les ont construits ». Pour Fabien Paramelle, qui a participé au fabuleux chantier de Guédelon lorsqu’il était à l’école des métiers de Cahors, comme pour ses compagnons, ce métier est une véritable passion. « Ils sont ravis de remettre en lumière un tel patrimoine, conclut-il. Ce sont tous des jeunes au savoir-faire certain, qui aiment vraiment ce qu’ils font ».

Correspondant

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